Si je vous disais que j’ai beaucoup pensé à vous hier soir…

J’étais avec Lionel et un guitariste. On dînait à l’Eléphant du Nil, un petit restau juste à côté du métro Saint-Paul. Au vrai, on n’avait pas vraiment prévu de manger mais - ça c’est un truc que doivent savoir ceux qui prétendent connaître Lionel Langlais - quand Lionel a faim…

Observez-le, tiens, quand il a faim : vous aurez une idée assez juste de ce qu’on appelle communément sans trop savoir ce que c’est, l’instinct de survie. Et je vous parle pas du tout d’une grosse faim, chose impossible à concevoir avec lui. Lionel, avec une grosse faim et rien à bouffer dans les parages… un conseil : restez pas seul avec lui, regardez droit devant vous et courez !

Guillaume pouvait pas être là, mais ils se connaissent, le guitariste et lui. D’ailleurs, ça c’est une autre histoire qu’il faudra que je vous raconte un de ces jours.

Ceux qui étaient au Nesle le 18 mai l’ont peut-être aperçu, le guitariste en question. Pas très grand, assis tout au fond, à côté de moi. Non pas celui-là, l’autre à ma droite. Oui, le gars avec les yeux qui brillent même dans le noir, c’est lui, c’est le guitariste. Et un fameux. Et c’est bien pour ça qu’on a pensé à lui pour l’album…

Du coup, ça y est, vous voilà dans la confidence : on vous prépare un album !!

Oui ! Un album ! Un disque ! Un CD ! Je rigole pas ! Hier ça parlait que de ça au restau ! Il est question de vous le faire tout prêt tout chaud pour janvier ! On entrerait en studio en octobre… C’est que ça devient séreux ! J’ai même entendu parler de « rétro planning » ! Vous imaginez l’affaire que c’est ?!

Inutile de vous dire que je vous en reparlerai souvent. Lionel le sait. D’ailleurs, c’est marrant, maintenant ça arrive qu’en pleine conversation il se coupe et me fasse : « tiens, tu leur diras ça, hein ? ». Généralement je réponds pas, je note… Hier en sortant du restau il était tellement content qu’il a voulu qu’on marche un bon bout. « Tu vas leur dire, hein ? », il m’a fait en déboulant place de la Bastille.

Voilà c’est fait, je vous l’ai dit.

Au fait, si je ne vous donne pas encore le nom du guitariste - le prenez pas mal - c’est juste parce que ce serait plus une indiscrétion qu’une confidence. Il faudrait au moins qu’avant je lui parle de ce blog, de vous, de vous et moi, que je lui demande comme qui dirait une autorisation de principe, et j’ai complètement oublié. Il sera évidemment d’accord, vous me direz. Evidemment. Il a pas de raison de se planquer non plus, faut pas déconner, guitariste de Lionel Langlais, y a pas de honte, y a pire comme destin. Bon, me faites pas dérailler… c’est pas du tout la question, c’est juste affaire de courtoisie je vous dis. De toute façon, réfléchissez, vous le saurez tôt ou tard son nom et, vous me connaissez : si ça se trouve, pas plus tard que la semaine prochaine…

Quentin